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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 13:48
                                        Elle avait perdu jusqu'au plus petit des innombrables souvenirs qui nous sont communs, des souvenirs qui, désormais, n'uniront plus que moi vers elle. Pendant un court instant  j'ai espéré entrevoir une petite lueur dans les profondeurs de son regard, mais c'était une peine perdue, tout ce que je pouvais percevoir n'était qu'un vide obscur, un vide  sans fond, un vide si improbable que je n'ai pu retenir l'émotion que celui-ci suscita en imbibant mes yeux. Du revers de la main, j'ai tenté d'empêcher les flots envahissants de couler sur mes joues en me remémorant le jour où, me voyant pleurer à la suite d'un examen scolaire, elle m'avait dit: "Il n'y a pas mieux que ta propre main pour sécher tes larmes mon petit, je prie le Très-Haut afin que tu croises le moins possible la horde inexorable des larmes de l'existence".
                                       Je me suis alors résigné à perdre l'espoir de retrouver cette grande dame d'antan qui me prodiguait tant de conseils et m'enseignait tant de paraboles. "Elle ne se rappelle plus de rien, sa mémoire est complètement effacée, je n'aurai jamais pensé un seul instant que ma mère serait tombée aussi bas, elle souffre énormément, et Le Créateur qu'elle a vénéré nuits et jours, semble l'avoir abandonnée dans les affres de la mort..." Susurra ma grand'mère. Ces paroles m'avaient bouleversé. Je pris congé d'elles en ignorant que j'embrassais mon arrière-grand-mère pour la dernière fois. Sur le chemin du retour, je  demandais au Tout-Puissant d'exaucer sa prière, je ne pouvais pas m'empêcher d'espérer sa mort puisque c'était la seule et unique manière de mettre un terme définitif à ses souffrances. Je m'en voulais de souhaiter sa mort, mais je me consolais en me disant qu'une fois décédée, elle cesserait enfin d'endurer les tourments causés par le temps sur son mental et sur son physique. "Je préfère me réjouir de l'avoir connue maternelle, câline et rayonnante de vitalité, plutôt que m'apitoyer de la voir gisant sur une couche telle une épave humaine jetée par la vie à une mort qui tardait désespérément à venir" Me disais-je. Arrivé chez moi, j'ai pris un carnet de notes et écrivis à l'attention de je ne sais qui:

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Published by BENA - dans Livres
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kallouch 22/07/2012 22:35


      C'est vrais qu'il faut laisser partir ceux qu'on aime lorsqu'ils arrivent a des stades insupportables pour eux et pour nous, mais très difficile
face a la réalité   

BENA 24/07/2012 20:57



Oui ce n'est pas facile. Mais ça mérite discussion.


On achève bien les chevaux pour mettre fin à leurs souffrances. Mais l'être humain n'est pas un cheval, et c'est là le problème.



Chloé 01/05/2009 23:26

"Elle avait perdu jusqu'au plus petit des innombrables souvenirs qui nous sont communs, des souvenirs qui, désormais, n'uniront plus que moi vers elle. Pendant un court instant  j'ai espéré entrevoir une petite lueur dans les profondeurs de son regard, mais c'était une peine perdue, tout ce que je pouvais percevoir n'était qu'un vide obscur, un vide  sans fond, un vide si improbable que je n'ai pu retenir l'émotion que celui-ci suscita..."Ma mère vient de mourir, elle souffrait de la maladie d'Alzheimer et tu décris précisément ce que je ressentais lorsque j'allais la voir dans sa maison de retraite, sans parler de l'envie terrible de mettre un terme à cet état presque végétatif... Et pourtant, durant les 3 derniers jours de son agonie, j'ai parfois eu la fugitive impression (corroborée par les infirmières des soins palliatifs) que sa respiration changeait de rythme lorsque je lui parlais ou la touchais. Le médecin ma dit : autorisez-la à partir... mais je ne saurai jamais si j'ai vraiment eu ce suprême pouvoir. 

BENA 03/05/2009 15:00


Salut Chloé,
Content d'apprendre que tu t'intéresses à ce que j'écris.
Ceci dit, ton : "autorisez-la à partir..." est malheureusement ce que doivent subir la plupart des vivants, pour
ne pas dire tous, auprès de leurs ascendants.  A la veille de sa mort, Le Pape Jean-Paul II Lui-Même ne susurrait-Il pas continuellement auprès des médecins qui s'acharnaient autour de Lui
:  "laissez-moi rejoindre la maison du Père"? Mais aucun n'osait prendre l'initiative de "L'aider à
partir".

Alors? La potion ça marche? J'espères que tu me tiendras au courant. De toutes façons je me répètes : dès que tu as besoin d'infos, n'hésites pas!

Amicalement.
 


lecteur 30/06/2007 20:02

continue comme ça!

BENA 01/07/2007 12:03

Merci pour ton encouragement !